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Tous les articles par Pascal Derosne

Sieurs PERIES-DECHEVAILLES

Tête du Miroir à Alouettes des Sieurs PERIES-DECHEVAILLES

BREVET N° 220 du 15/05/1794.

Cette tête en forme de « croissant ou fève » s’inspire des têtes primitives utilisées pour la chasse aux filets. Ce modèle de tête et courant. Il a été copiée et recopiée à cette époque. On la retrouve bien des années plus tard (80 années) chez la Maison Robillard en 1878.  Les glaces sont mastiquées dans des évidements prévus à cet effet. (Réalisés à l’aide du ciseau à bois, selon la forme de la glace à insérer). Parfois ces emplacements sont réalisés à l’aide d’une fraise circulaire, ce qui est plus facile à effectuer lorsque l’on dispose d’un matériel adapté.

Victor GASSIN

Maison Victor GASSIN & E. CHANTRON.

Ancienne Manufacture Française d’articles de Chasse de Carpentras.

Eblouissante tête de Miroir à alouettes réversible ayant la possibilité d’être utilisé soit avec les facettes réfléchissantes pour faire venir les alouettes de plus ou moins loin ou sans facette par le simple retournement de sa tête.

1871

1871

Commentaire sur l’illustration de ce Miroir à Ficelle présent dans l’ouvrage de Nerée Quépat daté de (1871) (Nerée Quépat) étant l’Anagramme de René PAQUET.

Ayant deux exemplaires pratiquement identiques de ce miroir, j’ai cru pertinent de vous les présenter.

Le miroir N° 1 comme vous le constaterez avec les photos est légèrement différent du N°2.

Le chapeau du miroir N°1 est de forme Avignonnaise il est incrusté de 148 petites facettes carrées.

L’assemblage du pivot avec le chapeau se réalise avec un carré conique pour en faciliter l’entrée dans le chapeau.

Sur les 2 modèles, le pivot a deux portées, une en partie haute avec sa pointe arrondie et une en partie basse avec une astucieuse partie conique (Voir photo) qui rend la rotation pratiquement inusable et très douce. Le tourillon est évidement alaisé scrupuleusement aux deux portées.

Le pivot et fixé dans les pieds avec une partie fileter surdimensionnée (voir photo) qui permet en cas d’usures des deux portées de remonter le pivot en le dévissant. Sur le modèle N°1 le tourillon est légèrement différent car le tourillon est ouvragé et la ficelle y est maintenue sur ce qui ressemble à une bobine.

Sur le miroir N° 2 il y a une calotte sur la partie basse du tourillon, (voir photo) qui a pour but de maintenir la ficelle à son emplacement sans risque qu’elle descende sur le pied. Il y a également une rondelle sur le carré du tourillon qui a pour but de bien stabilisée le chapeau de ce miroir.

Pour Planter ces deux pieds il sera préférable d’utiliser la pièce prévue à cet effet (voir Photo). 

Sur le Miroir N°2 le chapeau est également de forme Avignonnaise mais lui est incrusté de 167 petites facettes carrées.

Le tournage de la partie bois des miroirs est pratiquement identique.

Les deux pieds des miroirs ont été réalisés dans du buis et j’imagine qu’ils ont été réalisés par le même fabricant.

L’objet ressemblant étrangement à un épissoir (voir photo) est également recommandé pour faire l’avant trou en terre ou viendra se loger le pied.

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Pourquoi toutes c’est recommandations !! Car bon nombre de miroirs ont été mis hors d’usage à la première utilisation par des pratiquants non-initiés.

Révélations faites dans le livre de René Paquet en 1871.

Par le commandant Garnier.

Louis XIII étant le premier qui ait tiré au vol, grâce à l’invention du petit plomb faite sous son règne, (1601-1643) il reste évident que la chasse au miroir avec le fusil ne peut lui être antérieur. Le marquis de Foudras le célèbre écrivain cynégétique qui a bien voulu m’apprendre que son grand-oncle le marquis de Bologne avait un goût tout particulier pour cette Pratique dès 1772. Bien qu’il soit à présumer, dit le commandant Garnier que depuis longtemps on ait dû mettre à profit les miroirs pour prendre au filet la manie des oiseaux mireurs.

Brevet Fouquet 2

Miroir F. FOUQUET.

Breveté S.G.D.G.

Miroir mécanique à remontage à clef.

Ce mécanisme a donc été conçu pour reproduire à l’identique, le mouvement que réalise le miroir à alouettes à ficelle. Il a une grande autonomie, ce qui évite l’inconvénient d’aller le remonter toutes les demies heure. En plus il est très silencieux car il est insonorisé avec des plaques de carton à l’intérieur de son boitier. Son chapeau est en bois formant 2 ailes avec des petites incrustations de miroirs carrés et de couleur, il tourne sur lui-même de 30 degrés dans un sens puis dans l’autre, comme vous pouvez le constater avec la vidéo.

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Miroir art Populaire

Miroir art Populaire

Vous retrouverez ici des miroirs qui n‘ont pas été manufacturés, n’y brevetés qui ont été fabriqués par des chasseurs, des menuisiers et/ou des ébénistes en petite quantité.

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Mi XIXème Siècle

Le tout début de la « Garniture ou Bague » sur un pied de miroir à alouettes est estimé au milieu du 19ème (1850).

J’apporte la preuve que l’on proposait en (1878) des pieds de miroir à alouettes avec ou sans garniture. La garniture ou bague en buis avait pour objectif que, la ficelle ne vienne pas se coincer et s’enrouler autour du pivot en passant sous le tourillon. Car en s’animant le tourillon et la tête avait tendance à se soulever !

La garniture ou bague est une ingénieuse innovation apportée au miroir. Elle a permis de supprimer ce désagréable inconvénient. Elle permet également après démontage d’avoir accès au pivot pour sa lubrification et son réglage.

(Voir les photos).

Je vous présent également la partie supérieure d’un pied avec une des premières garnitures en bronze, elle est estimée de (1850). J’en déduit que les miroirs à alouettes n’ayant aucune garniture sont antérieur à 1850. Postérieurement les garnitures ont été fixées sur la partie haute du pied avec une partie filetée.

1775

L’ENCYCLOPEDIE DIDEROT & D’ALENBERT.

Je constate quand (1775) le Miroir à Alouettes qui est représenté Pl. XI Fig. 5 n’a subi aucune transformation par rapport au miroir représenté dans l’ouvrage de 1660 du Frère François Fortin dit

Le » Solitaire Inventif »

Ce qui voudrait dire que pendant pratiquement un siècle, le miroir à alouettes n’aurait subi aucune transformation.